Projection du film « Nos enfants nous accuseront » et débat sur le bio dans la restauration scolaire

Le samedi 22 septembre 2012, 25 personnes se sont retrouvées à la salle polyvalente d’Hanvec pour assister à la projection du film « Nos enfants nous accuseront ». (flyer de la conférence).

Photo Le Télégramme du 25/09/2012

                               Photo Le Télégramme du 25/09/2012

Le réalisateur Jean-Paul Jaud montre dans ce film l’expérience menée à Barjac dans le Gard, à l’initiative du maire de la commune, Edouard Chaulet : celle-ci s’est engagée dans une démarche environnementale, notamment en passant sa cantine scolaire au bio et en créant un « Service Public de Restauration Éducative et Sociale » qui fournit 250 repas pour le restaurant scolaire avec des cuisiniers qualifiés ainsi qu’un service de portage de repas à domicile pour les personnes âgées ou handicapées. (plus de détails sur le site internet de la commune de Barjac)

Edouard Chaulet, maire de Barjac

     Edouard Chaulet, maire de Barjac

A la cantine

A la cantine

Le film présente également les impacts sanitaires des pesticides, qui sont très utilisés dans cette région arboricole et viticole et qui ont amené, après l’apparition de cancers sur deux enfants et des décès prématurés d’agriculteurs, le maire de Barjac à engager cette démarche.

Traitement des abricots

Traitement des abricots

Les habitants, parents et enfants, ainsi que le personnel de la cantine scolaire sont satisfaits du nouveau fonctionnement de la cantine et ne reviendraient plus en arrière :

–          Poussés par les enfants devenus éco-citoyens, les parents ont modifié leurs habitudes alimentaires et apprécient les produits bio et locaux fournis par les agriculteurs de leur région.

Repas dans une famille

Repas dans une famille

–          Les enfants participent au projet en tenant un jardin potager, créé à l’initiative des enseignantes, et ont appris la saisonnalité des produits agricoles.

Potager de l’école en mai

Potager de l’école en mai

Récolte des courgettes

Récolte des courgettes

–          Le personnel de la cantine, organisé dans une cuisine centrale, a retrouvé le goût de cuisiner des produits frais, ce qu’il ne faisait plus en « ouvrant des boîtes » ou en réchauffant des plats préparés ; il approvisionne également d’autres villages voisins, conquis par la qualité, le prix et la commodité des repas.

Les cuisiniers de la cantine scolaire

Les cuisiniers de la cantine scolaire

A la suite de la projection, très appréciée par les participants, ceux-ci ont exprimé leur intérêt pour le sujet et ont discuté des enjeux et difficultés de ce type de projet, qui nécessite entre autres :

–          une mise en relation nécessaire de toutes les parties qui seront impliquées dans le projet (élu(e)s, cuisinier(e)s, gestionnaires, associations de parents d’élèves …),

–          un fonctionnement de la restauration souhaitée en cohérence avec la structure (moyen humain, technique),

–          une formation des agriculteurs du secteur biologique local désireux de s’organiser pour approvisionner la restauration collective,

–          une adéquation qualité/prix pour le repas journalier.

Dans le Finistère, quelques exemples existent déjà dans la restauration municipale :

–          Brest : 6 000 repas/jour.
24 % de produits bio : légumes finistériens : carottes, céleri, salade, pommes de terre (systématiquement bio lorsqu’ils sont servis) + fruits : pommes, poires, fruits exotiques (équitables et bio) + produits laitiers nature (yaourt et fromage blanc) + pain tous les jours.

–          Saint-Yvi : 240 repas/jour, 1,30 € de coût matière (achat de denrées)
34 % de produits bio, dont la plupart de ses légumes et de ses fruits, tous les produits laitiers, le pain une fois par semaine, en local. S’ajoute à cela une bonne partie de son épicerie (riz, pâtes, couscous, légumineuses, etc.).

Ainsi que dans d’autres restaurations collectives non gérées par des municipalités (Lycées, Collèges).

Ces différentes structures ont été aidées par la MAB (Maison de la Bio, site internet), organisme dont la mission principale est de développer l’agriculture biologique dans le Finistère en lien avec les contributeurs locaux (producteurs, transformateurs, distributeurs).

La MAB, située à l’écopôle de Daoulas, apporte en effet un soutien et une expertise aux collectivités qui souhaitent mettre en œuvre un projet d’intégration progressive de produits bio dans leur restauration et intervient aux différents stades du projet : analyse de l’existant, aide à l’identification de l’approvisionnements en local, suivi du projet, analyse des difficultés, …

Pus d’information sur la mise en oeuvre d’un projet d’intégration de produits bio et locaux en restauration collective avec la MAB dans les liens suivants :

Plaquette des prestations

Fiche de synthèse de la démarche avec des retours d’expérience

La faible participation du public à cette conférence laisse supposer qu’un tel projet n’est pas aujourd’hui une priorité pour les habitants de notre commune. En conséquence, l’association Hanvec 21 n’ira pas plus loin sur le sujet à court terme.

Des conférences sur d’autres thèmes seront proposées par l’association dans les prochains mois.

 

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